La chorégraphe

Jessie Veeratherapillay, danseuse et chorégraphe de la compagnie Lyakam questionne les codes du Bharata Natyam, véritable Théâtre total de l’Inde.

Le Bharata Natyam englobe la narration, par sa gestuelle codifiée, une précision des frappes de pieds calée à la rythmique de la percussion et, la maîtrise d’infimes mouvements du regard et de la nuque.

Un ensemble de connaissances ancestral légué dans la plus pure tradition et pendant de longues années à Jessie Veeratherapillay, en Inde du sud, par deux grands maîtres : Sri Herambanathan et Shrimati Sucheta Chapekar.

Au-delà des créations de la compagnie Lyakam, les collaborations artistiques de Jessie Veeratherapillay avec les chorégraphes Eric Oberdorff, Jeff Bizieau, l’auteur Pascal Renault et le réalisateur Miguel Gomes l’inspirent et la conduisent à creuser le sillon de sa réflexion ; comment transgresser un système de codification complexe ?

La démarche artistique de la compagnie Lyakam s’inscrit autour des thèmes de prédilection de la chorégraphe : la génétique, la mémoire, le cycle.
La compagnie Lyakam, basée à Marseille, est fondée en 2013.

 
Pourquoi Lyakam ?

Un néologisme de l’alliance d’un mot tamil et d’un verbe français
Lyakam est inspiré du mot tamil iyakkam.

La langue tamile est originaire du Tamil Nadu, en Inde du sud. De culture dravidienne, cette région constitue le point d’ancrage des ancêtres paternels de la chorégraphe.
Iyakkam signifie mouvement, dans le sens d’un rassemblement de personnes qui se dirige vers un but, souvent à dimension artistique ou spirituel.

Pour la partie française, c’est au verbe lier au prétérit que Lyakam doit son origine ; pour sa première syllabe.
Cette dualité entre le caractère passé du verbe et le mouvement du mot tamil marque une temporalité particulière.
Lyakam insuffle l’idée de mouvement, le rapport au déplacement – physique, temporel, des codes) – et souligne l’intention de délier.